Thonne-la-Long
Histoire

1. Période gallo-romaine

Thonne-La-Long apparaît comme une localité fort ancienne puisque l’on a relevé des vestiges gallo-romains et des pièces de monnaie remontant aux années 138 à 180.

 En effet, à la limite du territoire, on a découvert en 1886, les ruines d’une importante villa gallo-romaine de 25m de long et 10,5m de largeur contenant des vases, poteries, tuiles, pièces de monnaie ainsi que divers objets en plomb, fer, bronze, cuivre, os et ivoire, des bois de cerfs et des défenses de sangliers énormes. On a pensé à un atelier où on travaillait fer et os. Une colonie romaine était sans doute installée dans la vallée de la Thonne.

 La route de Trêves à Reims explique en partie les nombreuses implantations gallo-romaines de la région.

2. Les églises

En dehors des divers chapelles, trois églises ont été construites à Thonne-La-Long dont une à Saint-Brice entre Thonne-La-Long et Avioth. Cette église paroissiale est commune au deux localités.

 La tradition dit, que les paysans, ayant découvert, une statue de la vierge dans un buisson d’épines la transportèrent dans l’église de Saint-Brice. Dès le lendemain elle avait disparu.

 Elle fut retrouvée sur le même buisson d’épines.

 Les paysans comprirent qu’il s’agissait d’une volonté divine d’ériger une église en ce lieu. Ainsi est née la majestueuse basilique Notre Dame d’Avioth érigée au XIIIème siècle et important lieu de pèlerinage.

 Cet ancien ermitage de Saint-Brice a disparu.

 La plus ancienne église de Thonne-La-Long datait du XIIème siècle et se trouvait à l’emplacement du cimetière actuel.

Elle possédait des parcelles d’ossements de Saint Martin, Saint Maur et Saint Blaise. Ces ossements furent reconnus authentiques par Mgr PAVIS, évêque de Verdun.

 Par un procès verbal de 1570 on apprend que l’église nécessite de nombreuses réparations de la tour, de la toiture et de la nef. La cloche n’est pas suspendue et se trouve encore sur le sol de l’église. Des travaux furent accomplis de 1772 à 1775. A la Révolution les biens de la cure et le presbytère furent vendus.

 L’église Saint-Martin actuelle est très récente. Elle fut construite de 1868 à 1871 et bénie en 1872. Elle est du style néo-roman. Elle renferme un ancien tabernacle utilisé comme fonts baptismaux et un Christ en bois sculpté classé au registre des monuments historiques. Un don des horlogers HENRY-LEPAUTE vient compléter en temps voulu l’équipement de l’église.

3. Le Château fort

Un château fort avait été construit au 15ème siècle. Parmi les familles qui l’ont habité, on peut citer les de LUTZ, de BELCHAMPS, de POUILLY au 17ème. Les HERBEMONT l’occupaient du 18ème siècle à la Révolution. Une partie de leurs archives a été rendue public et constitue de précieux documents sur l’histoire de Thonne-La-Long. Toutes ces familles l’avaient plus ou moins transformé. La tour servait à écrouer les prisonniers de haute justice. En 1570, une chapelle y avait été construite dédiée à Sainte Anne.

 Le 28 mai 1898, le château devint le siège social de la laiterie régionale de la Thonne : association de 150 cultivateurs, producteurs de lait dont le but est de transformer et vendre en commun le produit de leurs vaches laitières. Sept communes étaient associées : Thonne-La-Long, Thonnelle, Avioth, Petit Verneuil, Grand Verneuil, Breux et Thonne-Le-Thil.

 La coopérative laitière qui produisait un beurre renommé cessa en 1914 et le château fut détruit en 1933.

4. Industries

A l’époque de sa prospérité, le village possédait une usine actionnée par l’eau de la Thonne. Ce bâtiment servait à plusieurs usages : moulin à farine, scierie et huilerie. L’irrégularité du débit de l’eau fit abandonner cette activité.

 On exploitait le fer sur les hauteurs du Bois La Haut (330 m) qu’on conduisait aux forges de Thonnelle.

5. Les célébrités locales

  •  Jean André LEPAUTE (1720-1788) et son frère Jean-Baptiste LEPAUTE, tous deux furent de célèbres horlogers auxquels on doit la plupart des horloges des grands édifices publics de Paris. Leurs neveux et leurs descendants se sont transmis, de génération en génération, jusqu’à une période récente, le talent et l’habileté d’exécution qui placent leur maison dans les premiers rangs.
  •  Joseph LEPAUTE DAGELET (1751-1788) astronome, compagnon de LAPEROUSE, porté disparu à Vanikoro (Ile Salomon dans le Pacifique Sud) avec les 220 hommes de l’expédition.
  •  Lucien CORVISART (1824-1882) médecin de Napoléon III, neveu de CORVISART Jean Nicolas (1755-1821) médecin de Napoléon Ier.

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